L’expression du mouvement par la lumière liée à l’art

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« Danse du Paon »

« Au sens propre, le mouvement signifie changement continu de position dans l’espace, considéré en fonction du temps et par suite ayant une vitesse définie » (A.Lalande, vocabulaire technique et critique de philosophie)

 

Pour introduire cet article, nous avons cette fam

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Prisme lumineux

euse citation
qui nous renseigne un point de vue sur la notion de mouvement. Pour la lier à l’art, il faut savoir que dans les Grands d
ébut de l’art, les représentations étaient souvent figées. Plus nous avons évolué avec le temps, plus les artistes ont découvert le potentiel d’exploitation du mouvement dans l’art, que ce soit en peinture ou bien en sculpture.

 

 

Les premiers artistes mêlant art et mouvement fut Vardanega et Kosice avec des œuvres tels que « développement synchronique d’un cercle à l’infini » (vers 1920), leurs but étant de ranimer l’œuvre qu’ils venaient de figer en plan. Les progrès technologiques sont inextricables de l’évolution artistique. Aujourd’hui la perception, la photographie, les écrans de lumière, la lumière matière et l’ombre de la lumière, font part entière de l’art.

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Développement synchronique d’un cercle à l’infini: 1920: Vardanega et Kosice

 

Grâce à cette avancée des technologies, quelques artistes se sont risqués à essayer d’introduire petit à petit la lumière dans le monde de l’art, avec grand succès. Les premiers pas ce sont fait à tâtons, premièrement avec des réflexions de lumière naturelle, puis avec des procédés électriques faisant rappel au mouvement. L’une des sources d’inspiration de beaucoup d’artiste a été Luigi Russolo avec « dynamisme d’une automobile », (1912-1913, huile sur toile, 104cm x 140cm. Musée National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou, Paris) représente l’objet déformé par la rétine du fait de la vitesse. L’artiste peint donc avec des couleurs vives, des formes répétées et déformées.

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Dynamisme d’une automobile Luigi Russolo 1912-1913, huile sur toile, 104×140 cl, musée national d’art moderne, centre Georges Pompidou, Paris 

 

Un autre artistes, Malina est connu de part sa créativité, oxygène de son travail avec par exemple le tableau « 1 PLUS 2 TRIANGLES, 1955», un mélange de couleurs vives et de formes de type triangulaires, qui apparaissent et disparaissent à l’aide de lumière électrique artificielle (éléctropainting).

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1 plus 2 triangles, 1955, Malina

 

D’autres artistes ont donc suivis le mouvement d’intégrer différents types de lumières dans l’expression plastique du mouvement. Nous pouvons ainsi découvrir, le mouvement « light and Space » (1980-1990) de Robert Irwin, cherchant à dématérialiser l’œuvre d’art connue de tous. Il réalise des œuvres qui font appel aux potentialités de la perception optique. Ici, les néons sont disposés verticalement contre un mur avec des couleurs différentes, dans une grande salle blanche où  la lumières se reflète sur le carrelage lustré. Il utilise donc le principe de réflexion pour évoquer l’idée de mouvement car la lumière au sol s’atténue et nous donne l’illusion de vitesse et d’éloignement.

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Light and Space, 1980-1990, Robert Irwin 

 

Nicolas Schöffer à lui aussi travailler sur ce thème mais lui plus dans les installations. « Les Minieffets, 1969 » est une de ses créations, c’est une boite en plastique ou le spectateur est  acteur, de 22 x 22 x 17 cm, munie de 25 ampoules clignotantes, de 9 caches colorés et perforés et d’un écran translucide pour la réception des images. L’acteur peut donc modifier afin de créer sa propre image, la diversité des couleurs et des formes permet d’avoir sur l’écran un mouvement, un flux d’information pour le spectateur.

« Différentes possibilité d’images »

 

Pour suivre le fil conducteur de la lumière, d’autres artistes eux utilisent, non pas la lumière mais sa conséquence sur un volume: l’ombre, pour créer cette notion de vitesse.                         L’ombre peut aussi ajouter des éléments que la réalité ne nous montre pas : une autre réalité, des textures et variations. Christian Boltanski « théatre d’ombre » 1985-1990, à l’aide d’ombres des silhouettes projetées sur les murs environnants créer une dimension effrayante. De plus elles bougent, animées par un ventilateur. Une référence aux souvenirs d’enfant de l’artiste rappelant le théâtre d’ombres chinois et indonésiens.

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Pour clore cette synthèse sur un thème qui me tenait à cœur, l’artiste László Moholy-Nagy (Bauhaus) et son œuvre « modulateur spatial de lumière » en 1930. Son but était de fragmenter un faisceau lumineux à l’aide d’une sculpture métallique. Cette sculpture cinétique, tourne et renvoie sur les parois de la pièce, des ombres en mouvement perpétuel  et abstraites.

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Modulateur spatial de lumière, Làszlo Moholynagy, 1930

 

Grâce à cet article, j’espère que vous allez avoir envie de travailler prochainement avec de la lumière dans la confection plastique, et vu aussi l’étendue de ce domaine dans cette courte et incomplète synthèse en termes de référence artistique.

 

Hanras Nael    EDNA T2

 

Sitographie:

http://unesdoc.unesco.org/images/0007/000783/078356fo.pdf

https://www.olats.org/schoffer/archives/sculpt01.htm

https://www.olats.org/pionniers/malina/arts/lumidyneSystem.php

http://e-cours-arts-plastiques.com/la-lumiere-dans-lart-et-dans-tous-ses-etats-part-2/

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